Soutenir l’agriculture biologique : bénéfices sociaux et environnementaux
Une nouvelle étude réalisée à la demande d'IFOAM Organics Europe souligne comment le soutien ciblé de la PAC à l'agriculture biologique conduit à des avantages concrets en matière de biodiversité, de protection de l'eau, de résilience et de renouvellement des générations.
Présentation
Une nouvelle étude menée par Clémentine Antier à la demande d’IFOAM Organics Europe met en lumière comment le soutien ciblé de la PAC permet aux agriculteurs biologiques d’obtenir des résultats concrets en matière de biodiversité, d’eau, de résilience et de transmission intergénérationnelle :
Etude « Soutien de la PAC à l’agriculture biologique et à la transmission intergénérationnelle » (en anglais) : CAP Support to organic farming and generational renewal.
Cette recherche porte sur la mise en œuvre de la PAC actuelle (2023-2027), avec pour objectif de diffuser les connaissances et de présenter les meilleures pratiques dans différents pays européens à travers des études de cas nationales.
Principales conclusions de l’étude :
- Le soutien à la conversion à l’agriculture biologique doit être renforcé pour atteindre l’objectif de 25 % au niveau de l’UE.
- Les bénéfices environnementaux de l’agriculture biologique devraient être évalués de manière plus systématique afin d’orienter l’élaboration des politiques et la différenciation des paiements, en cohérence avec les performances environnementales élevées de l’agriculture biologique.
- Le soutien au maintien des exploitations doit être rendu obligatoire pour les États membres et son niveau doit être augmenté afin de récompenser les bénéfices durables.
- Au-delà du financement, l’accès aux connaissances pour les agriculteurs biologiques est un levier essentiel.
- La prochaine PAC (ainsi que les politiques nationales) devrait donner la priorité aux jeunes agriculteurs souhaitant se lancer dans l’agriculture biologique et les encourager à le faire. Les États membres doivent allouer un budget suffisant et obligatoire aux jeunes agriculteurs et augmenter sensiblement le niveau minimal de financement au-delà de 3 % du budget des paiements directs de la PAC.